Alberto Giacometti, une aventure moderne

Exposition

13 mars • 11 juin 2019

À travers cette exposition-événement, organisée en collaboration avec la Fondation Giacometti, le LaM vous invite à explorer l’œuvre de l’un des plus grands artistes du 20e siècle.

Inscrites dans l'imaginaire collectif, les sculptures d'Alberto Giacometti, longilignes et fragiles, forment des silhouettes d’hommes et de femmes immobiles ou saisis en mouvement.
Réunis au sein de l’exposition, plus de 150 chefs-d’œuvre vous dévoilent le parcours sans équivalent de l’un des artistes modernes les plus mythiques.

Les premières années et le surréalisme

Après des études à l’École des Beaux-Arts de Genève, Giacometti gagne Paris en 1922. Il fréquente l’atelier d’Antoine Bourdelle et s’imprègne du cubisme, qui influence ses premières œuvres. Il se passionne pour la statuaire antique, notamment égyptienne, et les arts africains et océaniens. Les arts extra-occidentaux vont l’aider à renoncer au modelé, aplatir la figure et employer une combinaison de signes pour représenter les traits d’un visage. 
En 1929, il se fait remarquer des surréalistes et devient leur compagnon de route pendant quelques années. De cette période datent certaines de ses œuvres les plus dérangeantes, comme sorties d’un rêve menaçant : des sculptures évoquant des plateaux de jeux mystérieux et cruels, des « cages » peuplées de figures étranges ou des « objets désagréables » dotés d’une forte connotation sexuelle.

Une sculpture n’est pas un objet,
elle est une interrogation, une question,
une réponse.

Retour au modèle

En 1935, Giacometti quitte le mouvement d’André Breton et se retourne vers la figure humaine et le portrait qui demeurent au cœur de ses préoccupations jusqu’à sa mort en 1966. Proches, collectionneurs, intellectuels et personnalités se succèdent dans son atelier. Devant les difficultés de la création, Giacometti, éternellement insatisfait, lutte sans fin avec son matériau. La question de la ressemblance au modèle vivant reste centrale dans ses portraits peints et sculptés.
Pour résoudre son incapacité à représenter le modèle tel qu’il le perçoit, il en appelle aux artistes et aux civilisations qui l’ont précédé, et tout particulièrement à la statuaire égyptienne. Plusieurs de ses œuvres emblématiques en portent la marque.

La figure humaine réduite à l'essentiel

Après la Seconde Guerre mondiale, Giacometti développe le modèle de figure qu’on lui connaît. Extrêmement longilignes et fragiles, hommes et femmes immobiles ou saisis en mouvement évoluent, seuls ou en groupe. 
Dans les années 1950 et 1960, la peinture fait également apparaître des figures fantomatiques placées dans un espace à mi-chemin entre la vue d’atelier et le monde du rêve, univers parallèle où l’humain se tient tant bien que mal.

 

Horaires: 
du mardi au jeudi de 13 h à 18 h le vendredi de 13 h à 21 h 30 le samedi de 11 h à 18 h le dimanche de 10 h à 18 h les jours fériés et les lundis des vacances scolaires de la zone B, l’exposition est visible de 10 h à 18 h (hors 1er mai : fermé)
Tarifs: 
plein: 11€ réduit: 8€
LaM
1 allée du Musée
Villeneuve-d'Ascq 59650
France
Dernière mise à jour le 18 mars 2019