De la Terre à la Lune

Arts plastiques - Exposition

05 octobre 2019 • 04 janvier 2020

Vingt ans après la dernière présentation des œuvres de la collection du Frac Bretagne à Passerelle, et au moment même où Etienne Bernard vient d’en être nommé nouveau directeur, cette exposition présente une sélection d’œuvres issues des dernières acquisitions, en regard de pièces plus historiques, invitant le spectateur pour une expédition onirique, de la Terre à la Lune.

La première idée d’exposition suivait la thématique du voyage et de la mer, dans le contexte du retour du Canot de l’Empereur à Brest, après plus de 70 ans d’absence pour cause de guerre. On évoquait Homère, Conrad, Rimbaud, les grandes épopées et nous faisions un premier choix entre esthétique des œuvres et thématique, sans oublier notre propre plaisir de la découverte, parmi les 5000 œuvres du Frac. Et tout cela avec la collaboration de sa directrice d’alors, Catherine Elkar.

Après quelques péripéties et imprévus, il fallut faire une deuxième sélection qui nous a entraînés audacieusement de la Terre à la Lune, à travers une trentaine d’œuvres qui se croisent, se répondent, déambulent entre l’air et l’eau, le minéral et les galaxies, l’énergie et le monde du rêve non sans humour et même une dose de dérision et en filant les métaphores. Ce sont pour beaucoup des acquisitions récentes mais nous ne nous sommes pas interdit de faire des filiations.

L’Abrestoise d’Olivier Tourenc et Les Grands Sélénites de Di Matteo nous entraînent dans un voyage de la Terre à la Lune, qui passe par L’Ithaque de Marcel Dinahet ou Maya, l’île perdue d’Alexandre Ponomarev. Le No Pipe d’Etienne Bossut donne la mesure, Guillaume Leblon et Stephen Pippin parlent du temps, Marcel Broodthaers rêve. Richard Long marche dans le paysage et y crée ses cercles magiques comme Wilfrid Almendra et son Grand Opus quand Nikolas Fouré et les Mesures, Marion Verboom et ses Concrétions ou Nicolas Floc’h nous ramènent sur terre. Gloria Friedman voit Le Soleil levant sur la rivière, à travers des tuyaux de plastiques, près des têtes de Méduses en terre cuite de Michel Gouéry. La Ventrue d’Anita Molinaro expose son extravagance et ses outrances, confrontée à la pureté des formes de Briac Leprêtre.

Vous voyez, nous ne sommes pas sérieux mais nous espérons faire partager le plaisir de voir ou de revoir des œuvres dans un espace qui permet le voyage.

Horaires: 
ouvert le mardi de 14:00 à 20:00 et du mercredi au samedi de 14:00 à 18:30. fermé les dimanches, lundis et jours fériés
Heures de vernissage: 
18:00
Tarifs: 
3€
Partenaires: 
Frac Bretagne
Passerelle Centre d'art contemporain, Brest
41 rue Charles Berthelot
Brest 29200
France
Dernière mise à jour le 14 nov. 2019