PICASSO. LE TEMPS DES CONFLITS & LIGNES DE FUITE

Arts plastiques - Exposition

25 octobre 2018 • 03 mars 2019

« Picasso-Méditerranée » est une manifestation culturelle internationale qui se tient de 2017 à 2019. Plus de soixante-dix institutions ont imaginé ensemble une programmation autour de l’œuvre « obstinément méditerranéenne » de Pablo Picasso. A l’initiative du Musée national Picasso-Paris, ce parcours dans la création de l’artiste et dans les lieux qui l’ont inspiré offre une expérience culturelle inédite, souhaitant resserrer les liens entre toutes les rives.

Pour l’exposition à Carré d’Art, le Musée Picasso a consenti un prêt exceptionnel de 37 œuvres. Le choix pour Carré d’Art s’est porté sur les créations de Picasso dans les temps de troubles politiques de la seconde guerre mondiale jusqu’au remarquable tableau Massacre en Corée de 1951. Dès 1937, avec Guernica, se dessine pour Picasso une période d’engagement politique où est perdu tout espoir de retrouver une Espagne libre. Les temps troublés se retrouvent dans la plupart des sujets – portraits, natures mortes, paysages – qu’il aborde au cours de ces années. La violence s’impose de façon magistrale dans La Suppliante de 1937 et de nombreux portraits de Dora Maar mais aussi dans la série de femmes qui pleurent ou le Chat saisissant un oiseau.

L’exposition propose également d’instaurer un dialogue entre les œuvres de Picasso et des artistes contemporains. Il y a, d’une part, au cœur même de l’espace consacré à Picasso la présence d’artistes qui portent ou ont porté un regard sur son œuvre. D’autre part, en miroir, l’exposition Lignes de fuite présente des artistes de différents horizons qui sont directement concernés par des conflits au Moyen Orient et en Europe de l’Est.

Complément d'informations: 
L’exposition Lignes de fuite se propose de présenter quatre artistes qui comme Picasso en son temps répondent à l’urgence de conflits qui font l’actualité. Ils sont originaires du Moyen-Orient ou de l’Europe de l’Est. Parler de ligne c’est évoquer le mouvement mais aussi le transitoire. C’est une trajectoire ouverte même si elle n’est que très rarement droite et rectiligne. Au delà de l’urgence parfois vitale sous entendue par le terme de « fuite », Lignes de fuite fait référence à la nécessité d’échapper à une situation donnée mais aussi les possibles à construire. Ibro Hasanovic s’intéresse aux changements géopolitiques dans l’ancienne Yougoslavie et leurs conséquences en évoquant une mémoire à la fois collective et individuelle. Il s’intéresse à des micro-évènements en s’attachant avant tout à l’expérience d’individus. Dans The Procession, Adrian Paci a développé un travail sur les funérailles de dictateurs communistes de différentes nationalités et époques. L’artiste a rassemblé des fragments de vidéos qu’il a trouvées dans des archives d’État officielles et des reportages télévisés. Depuis plusieurs années, Mounira Al Solh collecte des histoires et des expériences personnelles provoquées par les crises politiques et humanitaires en Syrie et plus largement au Moyen Orient. Khalil Rabah a fondé en 1991 la Riwaq Biennale pour préserver la mémoire collective palestinienne. Depuis 1995, il développe le projet du Palestinian Museum of Natural History and Humankind. Ce musée fictif et utopique est un moyen de questionner la façon dont les sociétés construisent l’histoire.
Tarifs: 
8 euros
Partenaires: 
Musée national Picasso-Paris
Carré d'Art - Nîmes
Place de la Maison Carrée
Nîmes 30000
France
Dernière mise à jour le 02 oct. 2018