Stéphane Dupont est graphiste indépendante à Paris, diplômée de l'Ecole supérieure d'art et de design d'Amiens. Elle a fondé avec Maxime Barbier l'atelier Dupont & Barbier (2003-2011) et travaille désormais en son nom (atelier Dupont).

La rencontre avec Etienne Robial lors de l'exposition que lui consacrait la Galerie Anatome en 2000 les a conduit à une collaboration durable. Ils ont travaillé régulièrement et en complicité, notamment pour l’élaboration de chartes graphiques (le CNC, Unifrance, le Théâtre Marigny, la Cité internationale de la Bande dessinée d'Angoulême, la Fondation Technicolor) ; ou encore en contribuant à Engin Explosif improvisé avec Loulou et Kiki Picasso (l'Association, 2009).

Indépendamment, elle a travaillé avec le Frac Champagne Ardenne (la série Alchimic Cinéma est une de ses premières commandes), le Via ou le Parc Saint Léger, et dans le domaine de l’édition, sur les parutions Exposer/S’Exposer, de Michel Wlassikoff, éditions Panama (2005), Mai 68, l'affiche en héritage, de Michel Wlassikoff, éditions Alternatives (2008) ou encore les deux catalogues consacrés à Mircea Cantor (prix Marcel Duchamp 2011), édition Yvon Lambert / Frac Champagne Ardenne 2007, et Kunsthaus de Zürick, 2009.

Très impliquée (et vice-présidente à partir de 2003) dans l’association Galerie Anatome, seul lieu permanent en France dédié à la création graphique contemporaine jusqu’à sa fermeture en 2012, elle y a travaillé sur de nombreuses expositions, Apeloig, au cœur du mot (2001), Cyan (2006), Le Club du meilleur livre avec Massin (2011), Jan Bons, liberté de mouvements (2011)…

Stéphane collabore aujourd’hui principalement avec des institutions culturelles comme le Centre national du cinéma et de l’image animée, et des associations d’action citoyenne comme Attac avec qui elle mène une réflexion sur les outils d’éducation populaire. En parallèle de son activité à l'atelier, elle organise des rencontres sur le graphisme et assure le commissariat d’expositions (Emoi du Design, Madrid, 2012 ; ou Graphisme en France à Helsinki, 2012 puis Séville en 2015).

Elle intervient auprès d’étudiants en art, entre autres à l’Ecole européenne supérieure de l’image d’Angoulême, et auprès d’étudiants en sciences sociales à l’université Paris 13 de Bobigny.

Depuis 2013, grâce au soutien d’une bourse du Cnap (Centre national des arts plastiques), Stéphane mène une recherche plus expérimentale sur Marianne Brandt (1893-1983) qui fut la seule femme maître d’atelier à l’école du Bauhaus. Après une immersion dans les archives au BauhausArchiv à Berlin et au MoMA à New York, elle a dessiné un alphabet en hommage à ses créations devenues emblématiques pour l’histoire du design. Le résultat de sa recherche sera exposé à la galerie My Monkey en septembre 2017.

Source: 
Centre national des arts plastiques